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Résumé de l’éditeur

Un matin, sur le toit du lycée, Finch sauve Violet. À moins que ce soit Violet qui sauve Finch ? Instable et excentrique, fasciné par la mort, il s’est toujours senti différent des autres. Violet, de son côté, avait tout pour elle ; mais un drame lui a fait perdre pied et elle s’est isolée, submergée par la culpabilité. Retrouveront-ils, ensemble, le goût de vivre?

Mon avis

Je me dis souvent que je dois sortir de ma zone de confort en lecture, j’ai donc suivi la suggestion d’une forumeuse qui a eu l’intuition que ce livre pourrait m’intéresser. Autant dire qu’elle a visé dans le mille. Je me suis pris une claque, une grosse claque. Peut-être que ma critique risque de dévoiler des éléments que vous ne voulez pas savoir. Donc avant de continuer, je vais simplement dire à ceux qui souhaitent s’arrêter là : Si vous avez envie de lire un ouvrage qui traite du suicide, des maladies mentales et de romance adolescente, foncez !

Naïvement, j’ai pensé que cet ouvrage traiterait de la romance comme salut face à la maladie mentale. On tombe amoureux et pouf! plus de dépression, plus de soucis, la vie est rose et il y a des papillons multicolores partout. A la fin, ils sont heureux, ils auront un beau mariage et tout le bla bla habituel. Rien de tout cela. Oui, ils vivent une histoire d’amour belle et forte jusqu’à ce que la maladie mentale de Finch reprenne le dessus.

J’ai senti dès le départ que Finch était sur une pente plus que savonneuse et au fil des pages, mon idée s’est transformée en certitude. Cependant, il y avait toujours une petite voix dans ma tête qui me disait que non, jamais l’auteure ne franchirait le point de non-retour. Et bien oui, elle l’a fait et lire son petit mot à la fin m’a éclairé sur son choix. Et même si sur le moment, j’ai été sous le choc, j’ai apprécié qu’elle l’ait décidé d’écrire cela. Peut-être que j’avais besoin de lire ce genre de dénouement parce qu’il montre une réalité que l’on essaie souvent de masquer : les maladies mentales peuvent tuer. Je me suis pris une claque parce que Finch est un personnage qui me parle, qui parle à l’adolescente que j’ai été. Violet aussi, mais dans une moindre mesure.

Parce que je me retrouvais en lui, j’ai été en colère face à l’indifférence de sa famille, face au comportement des autres, face à son propre comportement. J’ai été en colère parce qu’on ne prend pas au sérieux les fêlures d’un adolescent, parce qu’on apporte des fleurs à quelqu’un qui est mort d’un cancer plutôt qu’à un suicidé. Et c’est dans ce genre de moment que le roman est terriblement réaliste, quand il met en exergue les œillères qu’on se met pour ne pas voir ce qui dérange.

Honnêtement, je ne sais pas si j’ai aimé ce livre, mais il fait partie d’une catégorie qu’il est essentiel de lire qu’on soit directement concerné ou non.

Et si vous avez besoin d’aide, vous pouvez toujours contacter des hotlines comme le 147 en Suisse ou 01 45 39 40 00  en France

 

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