Jeunesse, Livres, Science-fiction

Et le désert disparaîtra – Marie Pavlenko

Résumé de l’éditeur

Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre bientôt. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre. Le sable a tout dévoré. Son peuple, nomade, traque les derniers arbres et vend leur bois pour survivre. Samaa aimerait être chasseuse, elle aussi, mais c’est une charge d’homme. Un jour, elle désobéit et suit les chasseurs. Mais le désert a mille visages. Samaa se perd, et fera une rencontre qui changera le destin de sa tribu à jamais.

Mon avis

Ça va spoiler un peu.

Bon, bon, bon, il faut bien commencer par quelque chose. Ce n’est clairement pas une révélation littéraire, ça se lit bien, mais il manquait quelque chose pour que je puisse vraiment accrocher. C’est dommage, car il y avait certains passages très poétiques ou touchants, notamment quand Samaa tente de décrire la nature qui l’entoure sans connaître les mots que nous utilisons actuellement, un bon travail pour l’imagination au final.

Sauf que je me suis retrouvée très vite lassée par un point : on retombe encore et toujours dans un système patriarcal qui cantonne les femmes à un rôle de bonniches. Et bon sang, ça m’agace de toujours retrouver ce cliché en SF/fantasy alors que c’est justement dans ces styles-là qu’on pourrait se permettre de l’originalité avec la liberté que ces genres offre. Mais non, c’est plus simple de se laisser tomber là-dedans. Ce n’est pas une critique spécifique à ce livre, mais bien plus générale.

Certains me diront : « Oui, mais c’est pour dénoncer la société patriarcale et le sexisme. » Alors oui, mais non. On peut dénoncer cela en ayant une société au fonctionnement différent. Au hasard comme dans le Prieuré de l’oranger où la reine dirige un reinaume, mais où on attend d’elle qu’elle mette au monde la prochaine princesse et où elle sait qu’elle sera moins importante une fois sa fille née. Donc, c’est tout à fait possible d’avoir un système différent tout en critiquant le sexisme.

De ce problème découle un des autres soucis du livre, je l’ai trouvé très essentialiste. Les hommes chasseurs sont porteurs de mort en coupant les arbres alors que Samaa sera porteuse de vie, les hommes détruisent la nature alors que les femmes sont proches d’elle. Et ça me gêne un peu de lire ça en 2020.

Pourtant, il y avait vraiment des passages intéressants, notamment toute la partie où Samaa doit survivre dans le désert, on lit son évolution mentale, ses hauts, ses bas, son intérêt sur ce qui l’entoure, sa compréhension du monde qui change. Hélas, cela n’a pas suffit à effacer les défauts du livre.

1 réflexion au sujet de “Et le désert disparaîtra – Marie Pavlenko”

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