Livres, Polar

Les protégés de Sainte Kinga – Marc Voltenauer

Résumé

« Saler sa propre vie était une exhortation à être en paix avec soi-même et avec les autres. Saler sa vie signifiait s’élever contre toute forme d’injustice, de discrimination et d’intolérance. Saler sa vie, c’était mettre au cœur de son existence une exigence morale d’amour qui dépasse frontières et différences. Pourtant, ils étaient allés trop loin. ».

Le 16 mai 1826, Aaron Salzberg descend d’une diligence sur la place de Bex. Il a quitté sa Pologne natale pour travailler dans les mines de sel qui font la notoriété de la petite ville suisse. Son exil dans les Alpes vaudoises va tourner à la tragédie.

Près de deux siècles plus tard, l’inspecteur Andreas Auer est appelé en urgence: un homme, déguisé et grimé en Charlot retient des otages dans la mine. Parmi eux, les élèves d’une classe de l’enseignement secondaire. Le compte à rebours commence.

Mon avis

S’il y a bien une chose que je me demande quand je commence un livre de Marc Voltenauer, c’est comment toutes les pièces du puzzle vont s’imbriquer ? A chaque fois, je suis surprise de lire comment deux opposés finissent par se rejoindre et s’emboîter. Alors, je vous laisse imaginer mon étonnement quand il y a un écart de deux siècles entre les opposés en question.

Comme d’habitude, c’est un plaisir de retrouver l’inspecteur Auer, ses coéquipiers et sa région. Cette fois, nous sommes plongés dans les entrailles des mines de sel de Bex, une visite d’ailleurs incontournable. L’équipe de l’inspecteur connaît deux ajouts avec Mélaine et Kinga, deux femmes aux profils intéressants malgré une rivalité un brin cliché. On retrouve bien évidemment Mikaël, qui est un personnage que j’apprécie toujours autant.

Bon, passons sur ce qui m’a le moins plu: le fait qu’il faille que des proches d’Andreas soient impliqués dans l’histoire. Je l’avais déjà écrit, mais c’est vraiment une des ficelles du polar avec laquelle j’ai le plus de mal. Je pourrais aussi reprocher une trop petite présence de Minus et Lillian.

Je me suis évidemment prise au jeu de savoir qui était le coupable malgré mon talent d’enquêtrice assez moindre. Évidemment, je me suis encore trompée en beauté et je n’ai rien vu venir sur les révélations finales. Comme à chaque fois, je ne m’y attendais pas et j’ai trouvé la fin intéressante, menant à une certaine réflexion sur la haine et les conséquences de celle-ci. D’ailleurs, j’admire vraiment Marc Voltenauer d’avoir eu le courage d’écrire des personnages absolument détestables dont les visions sont à vomir. Ce genre de personnes me dépassent, comment peut-on se complaire dans la haine de gens qui n’ont rien demandé ? Pourtant, est-ce que leur haine justifie une réponse avec des actes répréhensibles ? A chacun d’y répondre en son âme et conscience, je crois que c’est d’ailleurs cette impression que m’a laissée la fin. J’oscillais entre satisfaction et insatisfaction sans vraiment pouvoir dire si j’aimais les conséquences ou non, à prendre parti pour certains personnages. J’ai retrouvé les mêmes sensations que lorsque j’avais lu le Dragon du Muveran.

Ce roman a eu le mérite de me questionner après avoir tourné la dernière page. J’ai eu beaucoup de plaisir à la lecture, à connaître un peu mieux l’histoire des mines de sel et de leurs univers. J’ai été nerveuse à plusieurs reprises, me demandant comment la situation allait se résoudre. J’ai regretté d’arriver à la fin de ce roman prenant.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.